De nombreuses traditions animaient jadis la cité. Si la fête des Rois, la danse des coraules, la fête de mai et le dimanche des Brandons ne sont plus que de fort lointains souvenirs, quelques coutumes, religieuses et profanes, ont conservé leur émouvante authenticité.
Sur le coup de minuit, la veille de Pâques, les hommes traversent la cité à la lueur des torches en acclamant le Christ ressuscité par le chant poignant du Surrexit et de l'O filii et filiæ. Temps des fleurs et des couleurs, la Fête-Dieu témoigne de grands moments de ferveur et de foi avec la messe célébrée en plein air et la procession qui traverse la cité aux rues recouvertes de laîche. Le dimanche le plus proche du 10 août est celui de la Noble confrérie des pêcheurs avec la bénédiction des bateaux sur la place du Port. La fin de l'année voit se succéder la procession du Rosaire, la balade des Catherinettes et le cortège de saint Nicolas.
Sympathique tradition elle aussi, le dimanche des Bastians rassemble vers le 20 janvier les membres de cette confrérie dite aussi des bons maris, d'honorables bourgeois que l'on voit joyeusement déambuler en ville dès la nuit tombée, haut-de-forme sur la tête, au son d'une mélodie qui défie les âges. On n'oubliera pas la confrérie Notre-Dame qui voue un culte ancestral à la Vierge.
Les photos noir-blanc illustrant cette page ont été prises il y a quelques dizaines d'années au temps où le numérique n'avait pas encore supplanté l'argentique. Difficile d'en situer les moments sinon qu'ils se situent après le milieu du siècle.
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